Sortie

Un grèbe sort du port de Neuchâtel un soir de printemps pour un haïku

Lac après la pluie
Sortant du port sans un bruit
Un grèbe amoureux

Neuchâtel

***

Profondément touché, interpellé, affecté voire même ressourcé par cette période de confinement, je suis en même temps inquiet par la perspective d’une reprise « à la normale » qui ressemble à une replongée consciente dans la véritable crise à mes yeux.

C’est en effet plus amoureux que jamais de la vie et de la planète que je ressors de ce temps de silences, de retour à soi et de lien aussi avec les drames qui se jouent parfois.

J’aspire à rester en lien avec la beauté sauvage du monde plus que de nourrir la perspective d’un croissance dite civilisée… et quand la poésie a besoin d’un coup de pouce, une signature peut aider à faire sonner les voix qui existent pour vivre notre liberté de choix … un appel (helvétique) apolitique ici.

Et si nous nous en tenions aux dix-sept syllabes d’un haïku plutôt que de tendre à la logorrhée des maux ?

Et pour vous quel est votre essentiel ?

Merci de partager avec moi le goût de la poésie ! Ça donne de l’espoir !

Vincent

3 replies »

  1. Oh que je te comprends tout à fait pour l’après ! Moi aussi j’appréhende!
    Se recentrer sur l’essentiel ! Hélas, certains voudront rattraper leur retard dans la consommation.
    Ne perdons pas espoir!
    Bon courage à toi

  2. Cette situation peu ordinaire nous ramène à la source de l’essentiel mais j’ai bien peur que les gens oublient vite … cette petite revanche de la nature sera très éphémère lorsque le déconfinement sera total. Profitons encore du calme et de ce silence retrouvé !

  3. Douceur et interrogation du matin en lisant tes mots… Aujourd’hui et demain, quel sera mon essentiel?
    Me balader sur ta page a été doux… Merci pour le voyage.
    Je vous embrasse Laurence et toi.

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